lundi 15 avril 2013

LA CONFRONTATION ET LA PARTICIPATION.


La participation implique à la base la communication, la confrontation des idées, celle-ci ne peut exclure l’opposition des intérêts, et la concurrence, à savoir d’affronter son action à celle de  l’autre. Les moyens de confrontation peuvent être licites, répondant aux règles de conduite sociale, ou illicites, contrevenant aux normes de communication, biaisées. La loi, les usages et les coutumes fixent les normes de concurrence, et les sanctionnent en cas de dépassement ou d’écart, engendrant des conflits répréhensibles.
l'opposition,  le sectarisme, l’irrédentisme, le cloisonnement,  la mobilisation,  le dogmatisme, l'idéologie, et les convictions ont souvent constitué des facteurs entravant le dialogue et favorisant plus la concurrence et les belligérances,  l’exclusion de l’autre que la concertation et les échanges (les guerres et les rebellions en sont l'une des illustrations, et l'expression des antagonismes irréductibles d'intérêt et de portée agressive).
La confrontation peut prendre plusieurs formes : allant de la simple argumentation dialectale, à l'affrontement, avec des moyens plus ou moins légitimes partant de la critique, l’insinuation, par les différents moyens et supports de communication et d'action, qui poussée  à l’extrême peut atteindre des actions illégitimes, condamnables, tombant sous la coupe des sanctions réglementaires et légales  dont notamment : le dénigrement, l’insulte, la dilapidation, l’injure, le parjure, alors que les conflits opposent plus qu’ils ne confrontent les parties intéressées.
1.L’opposition constitue l’un des moyens de défense légitime qui intéresse  l’action juridique, politique, ou sociale.  Tout  pouvoir ne peut être contenu, limité,  que par un contre pouvoir, une opposition. Si la vie politique est organisée en pouvoirs complémentaires, dont la séparation, assure l’équilibre politique et social national. Les partis politiques, basés sur la libre adhésion de leurs membres, à des principes, une ligne de conduite, ses activités intéressent, la vie politique et sociale du pays impliquant ses adhérents et le domaine public en général. L’action dans ce cadre est régie par la loi et les convenances, qui fixent les limites ainsi que les droits et obligations de ses membres.
2.   Le sectarisme :  Larousse  définit en tant que personne sectaire, "un sujet social qui par intolérance ou  étroitesse d’esprit, se refuse à admettre les opinions différentes de celle qu’il professe".  Les groupes confessionnels et religieux,  les partis politiques en portent souvent les germes et les caractéristiques. Les partis politiques d’obédience islamiste, ont engendré une mouvance d’exclusion plutôt que d’union, d'antagonisme que de rassemblement. Ainsi,  a-t-il été fait cas, dans la pratique quotidienne de séparation et de division de la société en modernistes et traditionnalistes, entre laïcs et islamistes.
3.     L’irrédentisme :  si le nationalisme implique l’attachement à la notion de nation, l’irrédentisme se réfère aux particularismes portant  des revendications territoriales qui dépassent le cadre national, les révolutions du printemps arabe ont mis à l’avant des aspirations supranationales de revendication de souveraineté supranationale, portant l'action au niveau de l’espace de croyance à savoir le monde islamique, en se projetant dans l'utopie du khalifa islamique portant menace à la coexistence des nations en se prévalant de revendiquer la reconnaissance à leurs seules croyances.
4. La mobilisation : l’organisation sociale en groupes  d’intérêt, en partis politiques, ou en unités d’action  se réalise à travers la mobilisation, autour d’idées,  de personnes de corps constitués, d’ensembles poursuivant des objectifs communs, une action déterminée pour atteindre les buts tracés et l’accomplissement de la raison politique, économique, sociale, éducationnelle, culturelle ou sportive visée.
La révolution a nécessité l’embrigadement de masses survoltées, dont le seul ciment mobilisateur se trouva, le renversement des pouvoirs constitués et l’attentation  aux institutions publiques et privées représentant l’ordre et l’autorité : la police, la gendarmerie, les tribunaux, les banques, les commerces, les municipalités, les  différentes recettes d’impôt.
5.Le dogmatisme : spéculatif  d’idées a constitué la toile de fond de la révolution du printemps arabe, partant de revendications sociales d’équité et d’exigence d’égalité, le discours dogmatique a été à la base des relents de confrontation et de conflits, dérisoires.
6.L’idéologie : les partis politiques, en Tunisie n’ont eu, dans la majorité des cas et circonstances, que des bases idéologiques d’emprunt, nationalisme arabe avec toutes ses variantes baathiste, nassériens, bourguibistes, communistes, socialistes, sans emprise historique de formation et de développement nationale à l’exception du bourguibisme. Ils constituent des spéculations de clivages de domination et de mobilisation de courants de formation autour de personnes et des particularismes plus de groupes que d’idées.
7. Les convictions : sociales, politiques et de croyance, divisent plus qu’ils ne mobilisent et portent au développement de conflits plutôt qu’à la confrontation civile des idées et la concertation.
8.Le chauvinisme : caractérise le comportement des différents groupes formés dogmatiques, idéologiques de conviction ou de sensibilité de croyance, et ne porte pas au dialogue qui favorise la sédition et la perpétuation du chaos  et des conflits.
9.Le nationalisme : ciment de l’action politique, a subit les contrecoups de la remise en question nationale, d’autant que les tenants et aboutissants de mouvements, qui ont pris naissance à  la faveur de la remise en question de l’ordre ante, trouve ses ramifications et ses manipulateurs, en dehors du cadre national et s’intègrent dans des desseins régionaux et de forces exogènes  au domaine de leur application nationale.
10.Le tribalisme : Dépassé par la construction nationale et le recouvrement de l’indépendance des pays de la région, s’est trouvé exacerbé par la confrontation et les conflits qui opposent les différents groupes sociaux que les intérêts sectaires et de mobilisation ont acculé à retrouver leur base d’identité primaire, la tribu ou même l’appartenance de consanguinité.
11. L’anti sémitisme : parmi les antagonismes exacerbés par la révolution fut notamment le développement de mouvements, de groupes fondamentalistes extrémistes, à la faveur de l’élection d’une majorité islamiste, à l’Assemblée Nationale Constituante favorisa le développement de l’anti sémitisme et la surenchère contre nos valeurs de coexistence et de nos concitoyens de confession religieuse autre que musulmane.
12. Le racisme : les revendications identitaires des minorités nationales ont mis à profit la remise en question nationale pour affirmer leur différence et leur droit à la reconnaissance de leur particularisme et de leurs intérêts communautaires à un traitement favorisant positivement ces minorités,  à leur assurer leurs droits citoyens d’affirmation de leur particularité, qu’ils soient de minorité religieuse, de couleur ou d’origine dont notamment les amazighs.
13. La religion : facteur national d’union et de rencontre de la majorité de la population s’est trouvée au centre d’une revendication sectaire de manipulation de la part de minorités partisanes se réclamant de la majorité qui conjuguée à l’apparition de plusieurs groupes en concurrence portant plusieurs particularismes de revendication identitaire et de référence politique et sociale.

dimanche 3 mars 2013

Arab Moderation Murdered: The Meaning of an Assassination in Tunisia



Arab Moderation Murdered: The Meaning of an Assassination in Tunisia
BY BARRY RUBIN FEBRUARY 8, 2013


And if the good men are murdered by the forces of political evil then they certainly cannot do anything. Hence, the outcome is assured.
Thus, the “Arab Spring” has just been murdered with bullets and hijacked amid bloodstains. Here is the list of countries in the Middle East area currently ruled by Islamists: Egypt, the Gaza Strip, Iran, Lebanon, and Turkey. Syria will probably join them soon. Qatar has a pro-Islamist policy. Morocco technically has an Islamist government though the king neutralizes it in practice. Saudi Arabia is ruled by a strict Islamic regime but opposes the revolutionary Islamists though its money often spreads their doctrines elsewhere. Everyone is being forced into Sunni or Shia Islamist camps, backing radical forces in other countries so that their religious allegiance can conquer.
In this situation, only in Tunisia could the non-Islamists win fairly conducted elections. But an election isn’t fair if one side uses violence to ensure its victory and its ability to transform the country into a social-political dictatorship afterward.
I know that whenever I write an article on Tunisia it will have fewer readers than other topics. That’s understandable from the standpoint that Tunisia is a small country with little international impact and limited U.S. interests.
Yet Tunisia was the country where the “Arab Spring” began. And Tunisia is going to be the place where the Middle Eastern equivalent of the Spanish Civil War will be fought. In other words, it is the only place where moderate and “secularist” forces are going to fight and the only country where the moderates have a majority of the population — though not a majority of the guns — behind them.
Given that bellwether factor, they have just suffered a massive defeat which is simultaneously a major victory for the Islamist forces.
Briefly, what people who believe the Arabic-speaking world is heading toward democracy don’t understand is that they have helped unleash forces quite willing to engage in violence and that will not stop until they’ve achieve a total triumph. It’s sort of like Pandora who opened the box to unleash its spiritual whirlwinds and said, “This ought to be interesting!”
That’s why the assassination of Choukri Belaid is so important. He was leader of the Democratic Patriot party and a leader of the Popular Front opposition coalition. While the story will be obscure in the West it is devastating for Tunisia, the Arab liberals, and the future of the region. Belaid was the single most outspoken and determined anti-Islamist leader in the country, and indeed the most important openly anti-Islamist politician in the entire Arabic-speaking world. He wasn’t the only moderate politician in Tunisia but he was the main one who rejected Islamist rule and warned against Islamist intentions.
And how did the Islamist-dominated coalition react? The moment the leading opposition figure — the man around whom an anti-Islamist coalition might have been built following the next elections — was murdered it called for new elections.
Get it? The Brotherhood’s moderate coalition partners didn’t want elections now. And if you eliminate the tough moderate those remaining may be more pliable about caving in. It was quite conceivable that the non-Islamists would get a majority in the next elections–as they did in the previous one. But a majority divided among four parties isn’t enough. Last time, the moderate parties got 60 percent but their disunity allowed the largest single party, the Brotherhood, to take control of the government coalition with only 40 percent of the vote.
But a man like Belaid might have forged a moderate coalition government that would keep the Brotherhood out of power. In other words, though he led only the fourth largest party, Belaid was the key to forcing the Brotherhood out of power by convincing the four moderate parties to work together against the Islamist threat. His elimination isn’t just a crime, its a political strategy.
As I predicted a few days ago, destroying the left is going to be the Islamists’ priority and Tunisia is the only country where the political left poses a danger to them. Elsewhere it is too weak, confined to isolated individuals and publications.
Some decades ago, the killing of a left-wing leader by what Marxists would have called “clerical-fascist” forces would have provoked an outcry from the Western left. Nowadays, they don’t even blink — as we also saw in Iran — unless some misdeed can be blamed on the United States or Israel.
While Belaid stood firm, the two other main moderate parties were willing to try working with the Muslim Brotherhood, Belaid said “no” and warned — just as we have — that the Islamists were determined to create a dictatorship. He was the man to kill, an event which also has an intimidating effect on the other moderates. As Belaid’s brother put it:  the killing was “a clear message to Tunisians… Shut up or we kill you.”
I don’t think the assassination was the result of a high-level conspiracy and especially not from the Brotherhood itself. Most likely, it was done by a small Salafist group.
But that’s the point. The Obama Administration views the Brotherhood as the bulwark against the Salafists. In fact, it is their big brother, often using the Salafists as shock troops to attack Western embassies, oppositionists, secularists, moderates, churches, and women who seek equality.
Ideally when the leader is going to be murdered the masses stand up and say, “I am Spartacus.” In reality, particularly in countries with anti-democratic political cultures, it doesn’t happen that way. Even if the four moderate parties do well in elections they still have to cooperate, having to face a wave of Salafist violence, too. Now if the Tunisian army were to stage a coup that would make a difference. But what do you think would happen if the generals went to the U.S. embassy and asked for America’s support to overthrow the Brotherhood? In Egypt, we do see a sort of uprising against the regime. But without the army’s support it doesn’t seem to have a chance of taking power. Still, one must keep an open mind and see what happens.
Few in the West will be aware that Belaid is the second moderate opposition leader killed in Tunisia during the last three months in Tunisia. During decades of Arab nationalist dictatorship Tunisia-style, murder was rarely employed.
The Islamists have no such inhibitions. They are the people to be afraid of. Consider that in Libya, the most obvious American client in the Arabic-speaking world, there’s no hint of arresting anyone for the murder of the U.S. ambassador and three American officials which happened five months ago! Don’t hold your breath.
A similar strategy to what has just happened in Tunisia took place in Lebanon a few years ago, where the Syrians and their Hizballah and other local allies murdered opposing parliamentarians, journalists, and judges until they came close enough to a legislative majority and to intimidating critics that they won the election and currently form the Lebanese government.
And what about Syria where Islamists are headed for power with America’s blessing? Or Washington where the main lobbyist for supporting the Brotherhood is becoming head of the CIA? And what about Egypt where dozens of demonstrators have been murdered by the Muslim Brotherhood regime as the West still proclaims that government’s democratic credentials, the international institutions negotiate the supply of billions of dollars and the United States sends advanced fighter planes and tanks as gifts?
The tide is only going in one direction and Obama’s policies are raising, not lowering, these sea levels.

lundi 11 février 2013

أولويات المرحلة الإنتقالية

  • لماذا أساند اقتراح رئيس الحكومة : فمهام الحكومة هي تسيير البلاد لحين اجراء الإنتخابات على أن تتفق الأحزاب السياسية على برنامج عمل للمرحلة يندرج في مسار تحقيق أهداف الثورة.

  • تنظيم مؤتمر وطني للحوار يدعا له الأحزاب والمجتمع المدني، والقوى السياسية من كافة المناطق، والجهات.
  • تنظيم الحوار بالتوازي على مستوى مختلف الجهات لتحديد الأولويات الجهوية. 
  • تنظيم حوار وطني ضد العنف و لوضع برنامج عملي لمواجهة العنف بمشاركة كافة القوى بما فيها المؤسسات الأمنية.
  • التوافق حول برنامج سلم اجتماعي يرتكز حول ارساء مخطط للقضاء على البطالة و للتشغيل يعرض على الإتحاد الأوروبي، والولايات المتحدة الأمريكية وكافة الدول الصديقة والشقيقة للمساهمة في وضع ملامحه والمساهمة في تمويله.
  • بعث مجلس وطني لوضع خطة إدارية لتسوية وضعيات العمال والموظفين العرضيين والوقتيين.
  • وضع مخطط وطني لإعادة الثقة يرتكز على المصارحة والمحاسبة و لإعطاء لكل ذي حق حقه.
  • المضي قدما من قبل المجلس التأسيسي لوضع الدستور والقوانين المنظمة للحياة السياسية المفضية لتنظيم الإنتخابات.

dimanche 10 février 2013

Sauvons le pays de l'effondrement.


Le passé peut éclairer le présent, d’autant qu’il porte la trace de faits avérés qui ne peuvent s’accommoder de spéculation, notamment lorsqu’ils s’attachent aux données qui ont fortement secoué la conscience et marqué le destin d’une nation.
L'assassinat de Farhat Hached, et de Salah Ben Youssef en Tunisie, de Abraham Lincoln, de Martin Luther King,  de John F Kennedy, et de Robert Kennedy, aux Etats Unis, du Président Boudhiaf en Algérie, ont marqué le cours de l'histoire du monde et de leurs pays respectifs.
La popularité d’un courant politique, le Front Populaire, lorsqu’il s’inscrit dans le feu de l’action d’une période de transition, face à un pouvoir chancelant, qui plus est, en déficit de bilan d’action, ne peut que le placer en point de mire et la cible de sa vindicte et de son acharnement, à le détruire, à en découdre avec ses partisans.
Les soulèvements du printemps arabe ne sont que la conséquence de la crise économique qui secouait le monde depuis 2008. Frappant tous les continents celle-ci était à nos portes, depuis, alors que l’on s’aveuglait à vouloir l’occulter, et à crier à qui voulait l'entendre que notre pays en était prémuni. Toute l’Europe, après les Etats Unis d’Amérique,  en était frappée de plein fouet. Effondrement de gigantesques centres financiers, la croissance essoufflée, l’industrie mise à rude épreuve, faute de marchés, le chômage s’aggravant, l’inflation et l’érosion du pouvoir d’achat accentuant le malaise social, partout dans le monde, dont notre pays, n’en fut  épargné, caractérisé par le chômage en masse de larges franges de nos diplomés. 
Le choc des difficultés sociales se trouve, en Tunisie, ravivé par un déficit de participation démocratique populaire et la marginalisation qui touche des franges de plus en plus larges de la population. Les tensions entre le syndicat et l'état, étaient à leur comble à la fin de l'année 2010, alors que la direction de l'UGTT était tiraillée entre la nécessité du renouvellement de ses cadres, et l'acuité de la crise.
Le ressentiment des laissés pour compte ne cessait de s’approfondir, enracinant la prise de conscience collective, de revendications politiques, économiques et sociales d’équité et de justice, de développement, de croissance, de dignité et de valeurs.
La revalorisation des valeurs, en tant qu’arme de lutte contre l’injustice et la corruption ayant  favorisé, l’élection à l'Assemblée Nationale Constituante, le 23 octobre 2011, des partis islamistes, supposés incarner ces valeurs, mais qui ont malheureusement trahi les espérances placées en leur action, qui s’est avérée, désastreuse sur tous les plans, tant économiques, politiques, sociaux, et notamment sur le plan de la probité, engendrant un fiasco de considération de leur direction de cette phase de la transition.
Tergiversant sur leur bilan,  qui ne pouvait mener, objectivement, qu’à leur élimination de la scène politique,  les partis de la Troïka se rabattent sur des manœuvres dilatoires pour préserver leurs acquis,  et se maintenir à leurs postes ministériels.
Aucune exigence essentielle de la transition démocratique n’a été accomplie, à l’exception d’une mouture de constitution, couronnant les travaux de l’Assemblée Nationale Constituante, vidée de sa substance, et qui laisse perplexe sur les choix fondamentaux, qui  ne tranchent point  les questions fondamentales, dont l'universalité des droits de l’homme, le statut de la famille et la confusion sur le cadre démocratique du pays, que certains veulent placer sous la sacro sainte protection d’un Conseil Supérieur Islamique, supplantant le Conseil Constitutionnel, pour en faire un instrument pour l’introduction de fait de la "Charia" les canons religieux.
Aucun engagement à respecter, ne serait-ce que sur le plan réglemenaire, l'indépendance de l’autorité autonome du pouvoir judiciaire, devant garantir sa neutralité.
De même, que le projet de loi régissant l’Instance autonome pour l’organisation des élections, dont l’indépendance des partis politiques et du pouvoir exécutif est essentielle, pour assurer l’autorité de son arbitrage, en matière électorale, ne rencontre point l’assentiment général, tant il consacre la représentation sur une base de choix partisane.
La loi électorale, l’Instance pour l’Information et les média, les questions inhérentes à la sécurité du pays et des citoyens, le maintien de l’ordre et la protection de la société civile, dont les partis politiques, dans leur action, face aux exactions qu’ils subissent, de ligues auto proclamées de protection de la révolution, pour garantir leur liberté d’action, sont là pour jeter une ombre sur la volonté de sortir le pays de cette phase difficile de sa transition.
L’opposition et les partis politiques la formant, dont notamment le front populaire, qui a marqué par sa forte présence et popularité dans toutes les régions, constitua une menace sévère aux partis qui se considèrent dominants,  ces derniers le taxant de connivence avec la Centrale Syndicale contrariant leurs desseins d’accaparation exclusive de la vie politique du pays.
L’appel avec force de l’opposition et notamment du martyr Chokri Belaïd, victime le 6 févier 2013, d’un lâche assassinat commis par un criminel rétribué, alors qu’il quittait son domicile, de bon matin :
- pour la maitrise des mouvements agressifs, usant de la force pour intimider les acteurs de la vie politique, dans leur mission démocratique, légale de mobilisation et d’encadrement de leurs adhérents et sympathisants, notamment celle des partis politiques,
-pour l’implication de toutes les composantes sociales, dans l’organisation d’un débat national sur les questions intéressant le devenir du pays et la solution des grands dossiers de développement,
-l’engagement de toutes les forces vives pour la lutte contre la violence, notamment envers les partis politiques de l’opposition et des représentants de la société civile,
En ont fait la cible et l’obstacle à leurs manigances pour se maintenir au pouvoir au détriment de leurs contre performances sur tous les plans.
La violence se trouve de plus en plus légitimée, les crimes commis, dont notamment contre les lieux culturels, tel que les cinemas, les centres d'expositions d'art, les atteintes aux intellectuels, hommes de lettres, aux média, aux postes de police, sur les lieux du culte, transformés en base anti loi et pour l'embrigadement au profit de mouvements "jihadistes" exploitant des jeunes novices pour déstabiliser la région  mobilisés et envoyés notamment en Syrie, Algérie, Mali à des desseins terroristes et de razia en toute impunité, qui se trouve,  comble de l'absurdité, légitimée en tant qu'action "révolutionnaire" par une majorité inconsciente du conseil  dit de la  "choura"(consultatif) du parti islamiste.
La justification du meurtre se trouve confortée par la déclaration adoptée et publiée par le  Conseil de la  "Choura"  considérant l'assassinat du militant d'un parti de l'opposition à savoir Nidaa Tounès, en action révolutionnaire justifiée, et dont le militant Lotfi Nagdh s'est trouvé la victime. Un lynchage à mort l'ayant ciblé par des enragés déboussolés, endiablés de partis dont l'action ne peut qu'hypothéquer leur  légitimité.
La défense de ces actes criminels ne pouvait qu'ouvrir la voie vers plus d'exactions, plus de crimes, prenant à parti tous les opposants, visant notamment des journalistes, dont des listes d'élimination circulent, en toute impunité sur la toile. Des appels au meurtre se répandent dans certaines "mosquées" désacralisées, transformées en lieu de haine, anti sociale, rassemblant des criminels attitrés.
Avec l'assassinat de Chokri Belaïd, la boucle est bouclée et le pays est appelé à prendre conscience de l'énormité de cette débandade nationale, le menant à un naufrage certain. Une prise de conscience nationale du danger qui nous guette, appelle les forces vives du pays à unir leur action pour mettre fin à ces débordements préjudiciables à la paix sociale, au développement, et à la vie en commun.

samedi 9 février 2013

Macabre réalisation de la transition.


Damnation d’une action de trahison nationale.
 (malédiction à la main qui a financé,
 armé, dicté, ou commis le crime)
صدق الله العظيم.
Hommage à Chokri Belaïd, un militant sincère, un fils digne de la Tunisie reconnaissante à ses martyrs.
Le passé peut éclairer le présent, d’autant qu’il porte la trace de faits avérés qui ne peuvent s’accommoder de spéculation, notamment lorsqu’ils s’attachent aux données qui ont fortement secoué la conscience et marqué le destin d’une nation.
La popularité d’un courant politique, lorsqu’il s’inscrit dans le feu de l’action d’une période de transition, face à un pouvoir chancelant, qui plus est, en déficit de bilan d’action, ne peut que le placer en point de mire et la cible de sa vindicte et de son acharnement, à le détruire, à en découdre avec ses partisans.
La crise était à nos portes, alors que l’on s’aveuglait à vouloir l’occulter. Toute l’Europe, après les Etats Unis d’Amérique,  en était frappée de plein fouet. Effondrement de gigantesques centres financiers, la croissance essoufflée, l’industrie mise à rude épreuve, faute de marchés, le chômage s’aggrave, l’inflation et l’érosion du pouvoir d’achat accentuant le malaise social, partout dans le monde dont notre pays n’en fut épargné.
Le choc des difficultés sociales se trouve, en Tunisie, ravivé par un déficit de participation démocratique populaire et la marginalisation qui touche des franges de plus en plus larges de la population.
Le ressentiment des laissés pour compte ne cesse de s’approfondir, enracinant la prise de conscience collective, de revendications politiques, économiques et sociales d’équité et de justice, de développement, de croissance, de dignité et de valeurs.
Le recours à la revalorisation des valeurs, en tant qu’arme de lutte contre l’injustice et la corruption ayant mené à favoriser, l’élection à la Constituante, en octobre 2011, des partis islamistes supposés incarner ces valeurs, mais qui ont malheureusement trahi les espérances placées sur leur action, qui s’est avérée, désastreuse sur tous les plans, tant économiques, politiques, sociaux, et notamment sur le plan de la probité, engendrant un fiasco de considération de leur direction de cette phase de la transition.
Tergiversant sur leur bilan, qui ne peut mener qu’à leur élimination de la scène politique, ils se rabattent sur les manœuvres dilatoires pour préserver leurs acquis, se maintenir à leurs postes ministériels.
Aucune exigence essentielle de la transition démocratique n’a été accomplie, à l’exception d’une mouture de constitution, couronnant les travaux de l’ANC, vidée de sa substance, laisse perplexe sur les choix fondamentaux, qui  ne tranchent point sur les questions fondamentales, dont les valeurs universelles des droits de l’homme, le statut de la famille et la confusion sur le cadre démocratique du pays que certains veulent placer sous la sacro sainte protection d’un Conseil Supérieur Islamique, supplantant le Conseil Constitutionnel, pour en faire un instrument pour l’introduction de fait de la Charia.
Aucun engagement à respecter, ne serait-ce que sur le plan institutionnel, de l’autorité autonome du pouvoir judiciaire, devant garantir l’indépendance de ce pouvoir et garantir sa neutralité.
De même, que le texte de projet de loi régissant l’Instance autonome pour l’organisation des élections, dont l’indépendance des partis politiques et du pouvoir exécutif est essentielle pour assurer l’autorité de son arbitrage en matière électorale ne rencontre point l’assentiment général, tant il consacre la représentation sur une base de choix partisane.
La loi électorale, l’Instance pour l’Information et les média, les questions inhérentes à la sécurité du pays et des citoyens, le maintien de l’ordre et la protection de la société civile, dont les partis politiques, dans leur action, face aux exactions qu’ils subissent, de ligues auto proclamées de protection de la révolution, pour garantir leur liberté d’action, sont là pour jeter un doute sur la volonté de sortir le pays de cette phase difficile de sa transition.
L’opposition et les partis politiques la formant, dont notamment le front populaire, qui a marqué par sa forte présence dans toutes les régions, une menace sévère aux partis qui se considèrent dominants, et que ces derniers  taxent de connivence avec la Centrale Syndicale contrariant leurs desseins d’accaparation exclusive du pouvoir.
L’appel avec force de l’opposition et notamment du martyr Chokri Belaïd, victime le 6 févier 2013, d’un vil assassinat commis par un criminel rétribué, alors qu’il quittait son domicile, de bon matin :
- pour la maitrise des mouvements agressifs, usant de la force pour intimider les acteurs de la vie politique dans leur mission démocratique, légale de mobilisation et d’encadrement de leurs adhérents et sympathisants, notamment celle des partis politiques,
-pour l’implication de toutes les composantes sociales, dans l’organisation d’un débat national sur les questions intéressant le devenir du pays et la solution des grands dossiers de développement,
-l’implication de toutes les forces vives pour la lutte contre la violence, notamment envers les partis politiques de l’opposition des représentants de la société civile,
En ont fait la cible et l’obstacle à leurs manigances pour se maintenir au pouvoir au détriment de leurs contre performances sur tous les plans.
L’Histoire nous enseigne que la popularité de certains symboles,   conduisant des mouvements de masse, les a mis en cible des forces, dont ils contrarient les projets d’hégémonie, et à la merci des balles d’hommes des basses besogne, simples d’esprit, faibles de croyance, de morale et de conscience, dont on s’est chargé d’en laver les esprits, les instrumentalisant tantôt en les leurrant  de sanction de paradis et d’amnistie morale de leurs macabres forfaits, si ce n’est leur intéressement matériel, profitant de leur dénuement, de leur désespoir, de leur misère intellectuelle et d’intelligence. Oubliant que Dieu dans son saint Coran a promis le châtiment de  l’enfer à ceux qui attentent à la vie d’un croyant, la malédiction et le discrédit  dans ce monde et dans l’au-delà.

mardi 29 janvier 2013

Laurent Désiré Kabila 1939-2001

LDK est né à Moba (Nord Katanga), s'est rallié en 1960 à Patrice Lumumba, Premier Ministre. Après l'arrestation et l'assassinat en 1961 de Patrice Lumumba, Kabila prend part à la conquête de Stanleyville (actuelle Kisangani) et poursuit la révolution Lumumbiste, dans la province orientale du Kivu.
D'avril à mai 1965, son maquis accueille Che Guevara, il se rend à la fin des années soixante à Dar ES-Salem, en Tanzanie, où il rencontre Yoweri Museveni, le futur président ougandais, qui devient son ami et soutien fidèle/
En 1967 Kabila fonde le Parti Révolutionnaire du Peuple PRP, qui établit un petit Etat-rebelle, dans les montagnes situées à l'Est du lac Tanganyika, financé par le commerce de l'or et de l'ivoire.
Après la chute de son maquis en 1985, Kabila s'établit en Tanzanie et brasse des affaires (or, pêche), à la tête de la rebellion de 1996, en octobre 1996, dans l'Est du Zaïre, les membres de la minorité Tutsi du Congo, connus sous le nom de BANYAMULENGE, se rebellent contre les projets d'extension des cultures aux dépens de leurs pâturages. Kabila réalise l'union entre ces rebelles et des opposants au régime du Maréchal Mobutu, au pouvoir depuis 1965, et devient le leader de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL). 
Il bénéficie du soutien de l'Ouganda, du Rwanda, de l'Angola, du Burundi et de la Zambie. La confiance que Kabila peut avoir dans le Président Ougandais Museveni et le dirigeant Rwandais Paul Kagamé est alors déterminante.
Début 1997 Kabila tient une conférence de Presse à Goma en tant que chef de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL).
Après la capture de Kisangani grâce aux troupes angolaises, la marche de Kabila sur Kinshasa, la capitale, et l'éviction de Mobutu en mai 1997sont saluées par des explosions de joie.
Rejetant le nom de Zaïre, il renomme le pays République Démocratique du Congo, nom qu'il portait à l'époque de Lumumba, et se proclame président.
Mais la popularité de Kabila s'évanouit rapidement. Les opposants menés par Etienne Tshisekedi, qui a longtemps lutté contre Mobutu, l'accusent de n'être qu'un pantin dirigé par le Rwanda et l'Ouganda. Kabila refuse de nommer Tshisekedi Premier Ministre et promet la tenue d'un référendum constitutionnel au plus tard en décembre 1998 et celle d'élections en avril 1999. Il est, de plus, accusé de faire obstruction aux enquêtes diligentées par les N.U. sur les massacres de près de 200 000 Hutu dont sont soupçonnées les troupes de l'AFDL dominées par les Tutsi.
En août 1998, Kabila demande à ses alliés rwandais et ougandais de repartir, ils refusent et s'allient avec des opposants à Kabila et d'anciens alliés de Mobutu, puis s'emparent de la province du Kivu avec l'aide des rwandais et des ougandais, et menacent Kinshasa. Kabila fait alors jouer ses amitiés révolutionnaires auprès des chefs d'Etats d'Angola, de Namibie et du Zimbabwe, trois pays qui ont des intérêts politiques et économiques dans la région.
En Janvier 2001, Kabila est assassiné à Kinshasa dans des circonstances mal élucidées. Au lendemain de ses obsèques, son fils, Joseph Kabila, est investi président de la République par le Parlement provisoire réuni en session extraordinaire.

dimanche 20 janvier 2013

La bonne gouvernance et la participation

On parle de bonne gouvernance dans le domaine de la gestion notamment de la chose publique, impliquant des gouvernants et des gouvernés. Celle-ci intéresse de plus en plus de questions allant du local, au régional pour concerner le cadre national.
Comment peut-on la définir et en définir et en délimiter les contours et la portée institutionnelle, constitutionnelle, d'implication, d'application et d'obligation de résultat.
Alors que le concept de l'appropriation privée part du principe général de sa définition de droit: usus, fructus, abusus, qui légitimise l'action en la ramenant à la liberté de disposition, à son gré, en limitant la responsabilité et la sanction au libre arbitre.
Par contre, gouverner, c'est prévoir, une obligation de résultat préside à l'action publique, en l'impliquant dans le choix de l'action, la mobilisation des moyens, la conformité juridique et la régularité de l'engagement et de la procédure à tous les stades de mise en oeuvre matérielle et humaine, le suivi de l'exécution et la responsabilité, à toutes les étapes de la réalisation, une obligation de résultat comptable autant pour les conséquences que pour les répercussions et projections de l'action publique.
La sanction accompagne et couvre tout le processus partant de la prise de décision, la programmation, la mise en oeuvre et de mobilisation des moyens jusqu'à l'aboutissement de l'action et sa concrétisation.