dimanche 10 février 2013

Sauvons le pays de l'effondrement.


Le passé peut éclairer le présent, d’autant qu’il porte la trace de faits avérés qui ne peuvent s’accommoder de spéculation, notamment lorsqu’ils s’attachent aux données qui ont fortement secoué la conscience et marqué le destin d’une nation.
L'assassinat de Farhat Hached, et de Salah Ben Youssef en Tunisie, de Abraham Lincoln, de Martin Luther King,  de John F Kennedy, et de Robert Kennedy, aux Etats Unis, du Président Boudhiaf en Algérie, ont marqué le cours de l'histoire du monde et de leurs pays respectifs.
La popularité d’un courant politique, le Front Populaire, lorsqu’il s’inscrit dans le feu de l’action d’une période de transition, face à un pouvoir chancelant, qui plus est, en déficit de bilan d’action, ne peut que le placer en point de mire et la cible de sa vindicte et de son acharnement, à le détruire, à en découdre avec ses partisans.
Les soulèvements du printemps arabe ne sont que la conséquence de la crise économique qui secouait le monde depuis 2008. Frappant tous les continents celle-ci était à nos portes, depuis, alors que l’on s’aveuglait à vouloir l’occulter, et à crier à qui voulait l'entendre que notre pays en était prémuni. Toute l’Europe, après les Etats Unis d’Amérique,  en était frappée de plein fouet. Effondrement de gigantesques centres financiers, la croissance essoufflée, l’industrie mise à rude épreuve, faute de marchés, le chômage s’aggravant, l’inflation et l’érosion du pouvoir d’achat accentuant le malaise social, partout dans le monde, dont notre pays, n’en fut  épargné, caractérisé par le chômage en masse de larges franges de nos diplomés. 
Le choc des difficultés sociales se trouve, en Tunisie, ravivé par un déficit de participation démocratique populaire et la marginalisation qui touche des franges de plus en plus larges de la population. Les tensions entre le syndicat et l'état, étaient à leur comble à la fin de l'année 2010, alors que la direction de l'UGTT était tiraillée entre la nécessité du renouvellement de ses cadres, et l'acuité de la crise.
Le ressentiment des laissés pour compte ne cessait de s’approfondir, enracinant la prise de conscience collective, de revendications politiques, économiques et sociales d’équité et de justice, de développement, de croissance, de dignité et de valeurs.
La revalorisation des valeurs, en tant qu’arme de lutte contre l’injustice et la corruption ayant  favorisé, l’élection à l'Assemblée Nationale Constituante, le 23 octobre 2011, des partis islamistes, supposés incarner ces valeurs, mais qui ont malheureusement trahi les espérances placées en leur action, qui s’est avérée, désastreuse sur tous les plans, tant économiques, politiques, sociaux, et notamment sur le plan de la probité, engendrant un fiasco de considération de leur direction de cette phase de la transition.
Tergiversant sur leur bilan,  qui ne pouvait mener, objectivement, qu’à leur élimination de la scène politique,  les partis de la Troïka se rabattent sur des manœuvres dilatoires pour préserver leurs acquis,  et se maintenir à leurs postes ministériels.
Aucune exigence essentielle de la transition démocratique n’a été accomplie, à l’exception d’une mouture de constitution, couronnant les travaux de l’Assemblée Nationale Constituante, vidée de sa substance, et qui laisse perplexe sur les choix fondamentaux, qui  ne tranchent point  les questions fondamentales, dont l'universalité des droits de l’homme, le statut de la famille et la confusion sur le cadre démocratique du pays, que certains veulent placer sous la sacro sainte protection d’un Conseil Supérieur Islamique, supplantant le Conseil Constitutionnel, pour en faire un instrument pour l’introduction de fait de la "Charia" les canons religieux.
Aucun engagement à respecter, ne serait-ce que sur le plan réglemenaire, l'indépendance de l’autorité autonome du pouvoir judiciaire, devant garantir sa neutralité.
De même, que le projet de loi régissant l’Instance autonome pour l’organisation des élections, dont l’indépendance des partis politiques et du pouvoir exécutif est essentielle, pour assurer l’autorité de son arbitrage, en matière électorale, ne rencontre point l’assentiment général, tant il consacre la représentation sur une base de choix partisane.
La loi électorale, l’Instance pour l’Information et les média, les questions inhérentes à la sécurité du pays et des citoyens, le maintien de l’ordre et la protection de la société civile, dont les partis politiques, dans leur action, face aux exactions qu’ils subissent, de ligues auto proclamées de protection de la révolution, pour garantir leur liberté d’action, sont là pour jeter une ombre sur la volonté de sortir le pays de cette phase difficile de sa transition.
L’opposition et les partis politiques la formant, dont notamment le front populaire, qui a marqué par sa forte présence et popularité dans toutes les régions, constitua une menace sévère aux partis qui se considèrent dominants,  ces derniers le taxant de connivence avec la Centrale Syndicale contrariant leurs desseins d’accaparation exclusive de la vie politique du pays.
L’appel avec force de l’opposition et notamment du martyr Chokri Belaïd, victime le 6 févier 2013, d’un lâche assassinat commis par un criminel rétribué, alors qu’il quittait son domicile, de bon matin :
- pour la maitrise des mouvements agressifs, usant de la force pour intimider les acteurs de la vie politique, dans leur mission démocratique, légale de mobilisation et d’encadrement de leurs adhérents et sympathisants, notamment celle des partis politiques,
-pour l’implication de toutes les composantes sociales, dans l’organisation d’un débat national sur les questions intéressant le devenir du pays et la solution des grands dossiers de développement,
-l’engagement de toutes les forces vives pour la lutte contre la violence, notamment envers les partis politiques de l’opposition et des représentants de la société civile,
En ont fait la cible et l’obstacle à leurs manigances pour se maintenir au pouvoir au détriment de leurs contre performances sur tous les plans.
La violence se trouve de plus en plus légitimée, les crimes commis, dont notamment contre les lieux culturels, tel que les cinemas, les centres d'expositions d'art, les atteintes aux intellectuels, hommes de lettres, aux média, aux postes de police, sur les lieux du culte, transformés en base anti loi et pour l'embrigadement au profit de mouvements "jihadistes" exploitant des jeunes novices pour déstabiliser la région  mobilisés et envoyés notamment en Syrie, Algérie, Mali à des desseins terroristes et de razia en toute impunité, qui se trouve,  comble de l'absurdité, légitimée en tant qu'action "révolutionnaire" par une majorité inconsciente du conseil  dit de la  "choura"(consultatif) du parti islamiste.
La justification du meurtre se trouve confortée par la déclaration adoptée et publiée par le  Conseil de la  "Choura"  considérant l'assassinat du militant d'un parti de l'opposition à savoir Nidaa Tounès, en action révolutionnaire justifiée, et dont le militant Lotfi Nagdh s'est trouvé la victime. Un lynchage à mort l'ayant ciblé par des enragés déboussolés, endiablés de partis dont l'action ne peut qu'hypothéquer leur  légitimité.
La défense de ces actes criminels ne pouvait qu'ouvrir la voie vers plus d'exactions, plus de crimes, prenant à parti tous les opposants, visant notamment des journalistes, dont des listes d'élimination circulent, en toute impunité sur la toile. Des appels au meurtre se répandent dans certaines "mosquées" désacralisées, transformées en lieu de haine, anti sociale, rassemblant des criminels attitrés.
Avec l'assassinat de Chokri Belaïd, la boucle est bouclée et le pays est appelé à prendre conscience de l'énormité de cette débandade nationale, le menant à un naufrage certain. Une prise de conscience nationale du danger qui nous guette, appelle les forces vives du pays à unir leur action pour mettre fin à ces débordements préjudiciables à la paix sociale, au développement, et à la vie en commun.

samedi 9 février 2013

Macabre réalisation de la transition.


Damnation d’une action de trahison nationale.
 (malédiction à la main qui a financé,
 armé, dicté, ou commis le crime)
صدق الله العظيم.
Hommage à Chokri Belaïd, un militant sincère, un fils digne de la Tunisie reconnaissante à ses martyrs.
Le passé peut éclairer le présent, d’autant qu’il porte la trace de faits avérés qui ne peuvent s’accommoder de spéculation, notamment lorsqu’ils s’attachent aux données qui ont fortement secoué la conscience et marqué le destin d’une nation.
La popularité d’un courant politique, lorsqu’il s’inscrit dans le feu de l’action d’une période de transition, face à un pouvoir chancelant, qui plus est, en déficit de bilan d’action, ne peut que le placer en point de mire et la cible de sa vindicte et de son acharnement, à le détruire, à en découdre avec ses partisans.
La crise était à nos portes, alors que l’on s’aveuglait à vouloir l’occulter. Toute l’Europe, après les Etats Unis d’Amérique,  en était frappée de plein fouet. Effondrement de gigantesques centres financiers, la croissance essoufflée, l’industrie mise à rude épreuve, faute de marchés, le chômage s’aggrave, l’inflation et l’érosion du pouvoir d’achat accentuant le malaise social, partout dans le monde dont notre pays n’en fut épargné.
Le choc des difficultés sociales se trouve, en Tunisie, ravivé par un déficit de participation démocratique populaire et la marginalisation qui touche des franges de plus en plus larges de la population.
Le ressentiment des laissés pour compte ne cesse de s’approfondir, enracinant la prise de conscience collective, de revendications politiques, économiques et sociales d’équité et de justice, de développement, de croissance, de dignité et de valeurs.
Le recours à la revalorisation des valeurs, en tant qu’arme de lutte contre l’injustice et la corruption ayant mené à favoriser, l’élection à la Constituante, en octobre 2011, des partis islamistes supposés incarner ces valeurs, mais qui ont malheureusement trahi les espérances placées sur leur action, qui s’est avérée, désastreuse sur tous les plans, tant économiques, politiques, sociaux, et notamment sur le plan de la probité, engendrant un fiasco de considération de leur direction de cette phase de la transition.
Tergiversant sur leur bilan, qui ne peut mener qu’à leur élimination de la scène politique, ils se rabattent sur les manœuvres dilatoires pour préserver leurs acquis, se maintenir à leurs postes ministériels.
Aucune exigence essentielle de la transition démocratique n’a été accomplie, à l’exception d’une mouture de constitution, couronnant les travaux de l’ANC, vidée de sa substance, laisse perplexe sur les choix fondamentaux, qui  ne tranchent point sur les questions fondamentales, dont les valeurs universelles des droits de l’homme, le statut de la famille et la confusion sur le cadre démocratique du pays que certains veulent placer sous la sacro sainte protection d’un Conseil Supérieur Islamique, supplantant le Conseil Constitutionnel, pour en faire un instrument pour l’introduction de fait de la Charia.
Aucun engagement à respecter, ne serait-ce que sur le plan institutionnel, de l’autorité autonome du pouvoir judiciaire, devant garantir l’indépendance de ce pouvoir et garantir sa neutralité.
De même, que le texte de projet de loi régissant l’Instance autonome pour l’organisation des élections, dont l’indépendance des partis politiques et du pouvoir exécutif est essentielle pour assurer l’autorité de son arbitrage en matière électorale ne rencontre point l’assentiment général, tant il consacre la représentation sur une base de choix partisane.
La loi électorale, l’Instance pour l’Information et les média, les questions inhérentes à la sécurité du pays et des citoyens, le maintien de l’ordre et la protection de la société civile, dont les partis politiques, dans leur action, face aux exactions qu’ils subissent, de ligues auto proclamées de protection de la révolution, pour garantir leur liberté d’action, sont là pour jeter un doute sur la volonté de sortir le pays de cette phase difficile de sa transition.
L’opposition et les partis politiques la formant, dont notamment le front populaire, qui a marqué par sa forte présence dans toutes les régions, une menace sévère aux partis qui se considèrent dominants, et que ces derniers  taxent de connivence avec la Centrale Syndicale contrariant leurs desseins d’accaparation exclusive du pouvoir.
L’appel avec force de l’opposition et notamment du martyr Chokri Belaïd, victime le 6 févier 2013, d’un vil assassinat commis par un criminel rétribué, alors qu’il quittait son domicile, de bon matin :
- pour la maitrise des mouvements agressifs, usant de la force pour intimider les acteurs de la vie politique dans leur mission démocratique, légale de mobilisation et d’encadrement de leurs adhérents et sympathisants, notamment celle des partis politiques,
-pour l’implication de toutes les composantes sociales, dans l’organisation d’un débat national sur les questions intéressant le devenir du pays et la solution des grands dossiers de développement,
-l’implication de toutes les forces vives pour la lutte contre la violence, notamment envers les partis politiques de l’opposition des représentants de la société civile,
En ont fait la cible et l’obstacle à leurs manigances pour se maintenir au pouvoir au détriment de leurs contre performances sur tous les plans.
L’Histoire nous enseigne que la popularité de certains symboles,   conduisant des mouvements de masse, les a mis en cible des forces, dont ils contrarient les projets d’hégémonie, et à la merci des balles d’hommes des basses besogne, simples d’esprit, faibles de croyance, de morale et de conscience, dont on s’est chargé d’en laver les esprits, les instrumentalisant tantôt en les leurrant  de sanction de paradis et d’amnistie morale de leurs macabres forfaits, si ce n’est leur intéressement matériel, profitant de leur dénuement, de leur désespoir, de leur misère intellectuelle et d’intelligence. Oubliant que Dieu dans son saint Coran a promis le châtiment de  l’enfer à ceux qui attentent à la vie d’un croyant, la malédiction et le discrédit  dans ce monde et dans l’au-delà.

mardi 29 janvier 2013

Laurent Désiré Kabila 1939-2001

LDK est né à Moba (Nord Katanga), s'est rallié en 1960 à Patrice Lumumba, Premier Ministre. Après l'arrestation et l'assassinat en 1961 de Patrice Lumumba, Kabila prend part à la conquête de Stanleyville (actuelle Kisangani) et poursuit la révolution Lumumbiste, dans la province orientale du Kivu.
D'avril à mai 1965, son maquis accueille Che Guevara, il se rend à la fin des années soixante à Dar ES-Salem, en Tanzanie, où il rencontre Yoweri Museveni, le futur président ougandais, qui devient son ami et soutien fidèle/
En 1967 Kabila fonde le Parti Révolutionnaire du Peuple PRP, qui établit un petit Etat-rebelle, dans les montagnes situées à l'Est du lac Tanganyika, financé par le commerce de l'or et de l'ivoire.
Après la chute de son maquis en 1985, Kabila s'établit en Tanzanie et brasse des affaires (or, pêche), à la tête de la rebellion de 1996, en octobre 1996, dans l'Est du Zaïre, les membres de la minorité Tutsi du Congo, connus sous le nom de BANYAMULENGE, se rebellent contre les projets d'extension des cultures aux dépens de leurs pâturages. Kabila réalise l'union entre ces rebelles et des opposants au régime du Maréchal Mobutu, au pouvoir depuis 1965, et devient le leader de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL). 
Il bénéficie du soutien de l'Ouganda, du Rwanda, de l'Angola, du Burundi et de la Zambie. La confiance que Kabila peut avoir dans le Président Ougandais Museveni et le dirigeant Rwandais Paul Kagamé est alors déterminante.
Début 1997 Kabila tient une conférence de Presse à Goma en tant que chef de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL).
Après la capture de Kisangani grâce aux troupes angolaises, la marche de Kabila sur Kinshasa, la capitale, et l'éviction de Mobutu en mai 1997sont saluées par des explosions de joie.
Rejetant le nom de Zaïre, il renomme le pays République Démocratique du Congo, nom qu'il portait à l'époque de Lumumba, et se proclame président.
Mais la popularité de Kabila s'évanouit rapidement. Les opposants menés par Etienne Tshisekedi, qui a longtemps lutté contre Mobutu, l'accusent de n'être qu'un pantin dirigé par le Rwanda et l'Ouganda. Kabila refuse de nommer Tshisekedi Premier Ministre et promet la tenue d'un référendum constitutionnel au plus tard en décembre 1998 et celle d'élections en avril 1999. Il est, de plus, accusé de faire obstruction aux enquêtes diligentées par les N.U. sur les massacres de près de 200 000 Hutu dont sont soupçonnées les troupes de l'AFDL dominées par les Tutsi.
En août 1998, Kabila demande à ses alliés rwandais et ougandais de repartir, ils refusent et s'allient avec des opposants à Kabila et d'anciens alliés de Mobutu, puis s'emparent de la province du Kivu avec l'aide des rwandais et des ougandais, et menacent Kinshasa. Kabila fait alors jouer ses amitiés révolutionnaires auprès des chefs d'Etats d'Angola, de Namibie et du Zimbabwe, trois pays qui ont des intérêts politiques et économiques dans la région.
En Janvier 2001, Kabila est assassiné à Kinshasa dans des circonstances mal élucidées. Au lendemain de ses obsèques, son fils, Joseph Kabila, est investi président de la République par le Parlement provisoire réuni en session extraordinaire.

dimanche 20 janvier 2013

La bonne gouvernance et la participation

On parle de bonne gouvernance dans le domaine de la gestion notamment de la chose publique, impliquant des gouvernants et des gouvernés. Celle-ci intéresse de plus en plus de questions allant du local, au régional pour concerner le cadre national.
Comment peut-on la définir et en définir et en délimiter les contours et la portée institutionnelle, constitutionnelle, d'implication, d'application et d'obligation de résultat.
Alors que le concept de l'appropriation privée part du principe général de sa définition de droit: usus, fructus, abusus, qui légitimise l'action en la ramenant à la liberté de disposition, à son gré, en limitant la responsabilité et la sanction au libre arbitre.
Par contre, gouverner, c'est prévoir, une obligation de résultat préside à l'action publique, en l'impliquant dans le choix de l'action, la mobilisation des moyens, la conformité juridique et la régularité de l'engagement et de la procédure à tous les stades de mise en oeuvre matérielle et humaine, le suivi de l'exécution et la responsabilité, à toutes les étapes de la réalisation, une obligation de résultat comptable autant pour les conséquences que pour les répercussions et projections de l'action publique.
La sanction accompagne et couvre tout le processus partant de la prise de décision, la programmation, la mise en oeuvre et de mobilisation des moyens jusqu'à l'aboutissement de l'action et sa concrétisation.

vendredi 11 janvier 2013

Intrigues et manigances : de Olfa Riahi à Nawaat, le sensationnel de la diversion.


Intrigues et manigances : le sensationnel de la diversion.

Le pouvoir et les affaires, un tandem qui ne peut vivre l’un sans l’autre. Lorsque Olfa Riahi a révélé sur les ondes les découvertes, qu’elle venait de coucher, sur son blog, sa spontanéité, sa motivation passionnée, font ressortir son noviciat, son innocence et le fait qu’elle se trouve manipulée, fait que son engagement affiché,  ne peut cacher.
Tout un monde sépare les théories des pratiques, les rapports annuels, successifs de la cour des comptes sont là pour en témoigner. Si la règle juridique est énoncée, dans ses rapports et les déviations de pratiques de gestion mentionnées, il en est pris acte sans pour autant faire suivre d’effets de sanction, le pouvoir discrétionnaire et l'opportunité  couvre la plupart.
L’application des normes réglementaires, si elles sont justes, juridiquement, ne sont quelques fois point conformes aux intérêts économiques et politiques du pays. Les dérogations sont là pour imprimer de conformité  plusieurs actions administratives.
Outre, le principe de la primauté des conventions internationales sur la loi interne, les Etats dérogent souvent à leur législation interne, dans le cadre des intérêts réciproques entre les Etats, dans les accords bilatéraux, c'est le principe de la réciprocité qui gouverne, la réalité de l'équilibre des avantages entre les pays.
Plusieurs actes et décisions politiques, économiques et sociaux en instituent le cadre légal de justification : amnistie, pouvoir discrétionnaire, dérogation, franchises, autorisations, exceptions et prérogatives de fonction ou de compétence  couvrent de légalité l’action.
Par ailleurs, le domaine des affaires comprend des pratiques de concurrence, d’alliances et d’intéressement qui peuvent s’apparenter, aux non initiés, à l’illégalité, à la limite de la licéité.
La divulgation par le site Nawaat d’informations délictuelles mettant en cause un homme d’affaires, dont la preuve est apportée par des milieux, qui se disent proches du pouvoir, laissent perplexe quant à leurs motivations et les tenants et aboutissants de leurs révélations, consécutives, très probablement, à leurs manœuvres et manipulations de l’homme d’affaires en question.
Outre l’implication d’un homme d’affaires dans leurs sombres projets d’imagination et leurs manigances qui pourraient engager leur responsabilité, il est classique de se poser la question : à qui profite le crime ? et au détriment de qui il est divulgué ?.
Il est évident que les révélations ne profitent certainement pas à l’homme d’affaires, tombé dans leur combine et dont l’intéressement matériel lui a été préjudiciable.
Le leurre de l’implication de milieux officiels est grossier, leur responsabilité ne peut toutefois être dégagée, l’incrimination de milieux de presse, de partis politiques, de personnalités politiques, de certaines organisations syndicales ou de la société civile, dont l’appel à l’élimination physique ou par l’instrumentalisation du subterfuge de « la loi pour la protection de la révolution », ainsi que pour l’assainissement du milieu des affaires, a laissé libre cours aux initiatives, rocambolesques, de groupes et de parties pour agir, de leur chef, dans ce sens.
Les milieux d’affaires concurrents à l’homme d’affaires en question ne peuvent être loin de l’implication dans cette question.
D’une pierre deux coups, l’engagement d’un organe de presse gênant, dans la divulgation de cette affaire, ne peut être qu’un guet-apens dans lequel se sont laissés piéger nos journalistes à la recherche du sensationnel et de la primauté dans la divulgation des informations, dans un domaine très sensible touchant à la sécurité du pays et sa stabilité politique et sociale.
La question de l’introduction clandestine d’armement, de par la proximité de la Libye et le développement de tout genre de trafic à nos frontières, la déclaration sans réserve de certains milieux de leur adhésion à l’esprit de la mouvance « jihadiste » terroriste Al Qaeda au Maghreb Arabe sont là pour confirmer la réalité de la menace.   
Les découvertes de camps d’entrainement et de dépôts d’armement sont là pour en témoigner de l’existence. Les déclarations de Abou Iyadh sur les possibilités du développement d’actions terroristes sur notre territoire, ne sont pas moins sans signaler une orientation de cette faction jihadiste, dans cette direction.
La divulgation de l’information sur l’implication d’un élément de l’Armée Nationale et son appartenance à cette mouvance,  qui se serait donné la mort au cours de son interrogatoire, avait semble-t-il la responsabilité du dépôt d’armement, dans la caserne de son affectation, ne peut être un cas isolé de l’activité de ces éléments. On ne peut que louer l’action de nos milieux sécuritaires pour la mater.
Il ne faut, toutefois, pas que l’arbre cache la forêt, restons vigilants, que ce soit au niveau sécuritaire ou populaire et de la société civile, nous sommes tous responsables de l’invulnérabilité et de la défense de notre pays.
La manipulation des foules, dans l’action politique, est une arme qu’aucun mouvement ne peut maitriser, elle ne peut aboutir qu’à la criminalité et l’attentation aux biens publics et privés, à la vie et la sécurité de nos concitoyens, seul l’ordre et le dialogue ainsi que l’action politique civique, sont à même de garantir la coexistence,  et le jeu démocratique, impliquant toutes les composantes de la société, de toutes les régions et sensibilités dans l'édification nationale.
Ne nous hasardons point dans le spectaculaire, et les théories du complot, à trop pêcher de naïveté, d’engagement primaire,  ne serait que préjudiciable à notre participation citoyenne, à notre action civique dans le respect de la légalité, base de la  cohésion sociale solidaire. Soyons confiants dans nos institutions, pour la construction de notre démocratie naissante, basée sur le respect mutuel, la liberté, le partenariat et non la suspicion nocive.

vendredi 4 janvier 2013

De l'ordre et des valeurs: condamnation de l'agression contre l'UGTT, Nidaa Tounès et le Doyen Habib Kazdaghli.


De l’ordre et des valeurs.

L’ordre moral et logique du droit ne peut justifier l’agression, l’autorité implique son respect légalement, juridiquement et moralement. Plusieurs facteurs en délimitent la portée : la propriété, la dignité, la liberté, le respect.
En somme, les droits sont liés à la personne : politiques, économiques, sociaux, culturels, de conviction et d’expression. Nos droits, nos libertés sont délimités par la sacro-sainte règle du respect de l’autre, de la hiérarchie et de l’autorité telle que fixée par la loi, la réglementation, la tradition, les us et les coutumes.
Les syndicalistes sont dans leur droit dans les locaux qu’ils utilisent pour l’exercice de leurs attributions, dans les actions qu’ils entreprennent pour la défense des droits des travailleurs dans toutes ses dimensions,  y compris au niveau national d’intérêt.
De même, les partis politiques,  ont le droit à l’organisation, de réunion et d’action, dans le cadre des locaux ou des tribunes, qu’ils élisent pour leurs adhérents et sympathisants et entretiennent les rapports d’échange et de participation, dans la vie politique du pays, dans le cadre légal convenu.
La hiérarchisation des rapports d’autorité: politique, sociale, culturelle et morale impose leur stricte respect. Ainsi, dans le cadre familial, celle-ci ne peut assurer son épanouissement, sans le respect des valeurs familiales, entre les générations nous devons le respect à nos ainés.
Dans les établissements d’enseignement, il va sans dire du droit à la vénération séculaire que doit l’élève à son maître, à l’institution, notre prophète n’a-t-il pas élevé l’enseignant au rang de Messie, chargé d’une mission divine.
Attenter  à cet ordre dans toutes les formes d’agression à l’organisation ou à ses compétences ne peut être que condamnable et ne peut en aucune façon justifier aucun droit à ceux qui attentent à la quiétude de l’exercice de leurs droits aux syndicalistes, aux partis politiques, aux artistes et hommes de culture, aux enseignants.
Dans cet ordre, l'action la plus condamnable reste l’agression de l’élève à son établissement, à ses enseignants, la morale universellement reconnue, l'impose.  L'agression d’une étudiante de son professeur, qui plus est, le doyen de l’institution, dans son bureau de travail, dans le batiment consacré à l'administration, et dont l’âge, la responsabilité, le savoir en font d’autorité l’obligation de son respect, de sa vénération, d’autant que son action s’inscrit dans le cadre de la défense de l’institution, de la liberté d’enseignement.
Entraver le fonctionnement d’une institution de formation des générations futures, l'intrusion dans les locaux administratifs, sans motif, est des plus condamnable et ne peut que justifier de sanctionner, le plus sévèrement possible, les énergumènes manipulés à des basses fins politiciennes de forme, d’apparat, sur une question n’ayant rien à voir avec le fond de la foi des droits, le port du nikab( voile couvrant intégralement la personne qui le porte) mettant le doute sur l'identification de la personne intéressée, notamment pour participer aux examens.
Nous sommes tous unis dans le respect de nos institutions éducatives, de nos enseignants, dans leur noble mission. Perturber la vie d’une institution universitaire pendant des mois, ne peut être que préjudiciable à l’institution et à l’avenir de nos étudiants elle est fortement répréhensible et le plus vigoureusement, condamnable.
Ceux qui s’en prennent aux syndicalistes, aux partis politiques, aux institutions universitaires, à nos enseignants, éminents cadres semeurs du savoir, des connaissances et des lumières ne méritent de la nation que le mépris et l'exécration.
Les adeptes des ténèbres, acteurs directs et marionnettistes, n’ont aucun droit de citer, il sont condamnables dans leurs actions, leurs manipulations hideuse,  leurs atteintes à nos valeurs républicaines, à notre civilisation, toute notre solidarité et notre soutien à notre éminent professeur le doyen Habib Kazdaghli, à l’UGTT et à Nidaa Tounis face à l'ignoble agression dont ils sont  l’objet et l'instrumentalisation abusive des juridictions.

samedi 29 décembre 2012

Le bon grain face à l’ivraie


Le bon grain face à l’ivraie

Béji Caïd Essebsi, un symbole digne de notre reconnaissance, Chef brillant d’une diplomatie tunisienne reluisante, au rayonnement dépassant ce qu’il en était attendu, compte tenu de ses moyens. Notre pays a su assurer une présence remarquable de par le monde, à l’image de Bourguiba, en tant que référence de valeur, de Mongi Slim, en tant que sommité de compétence, de présence et d’importance, sur le plan de politique internationale.
C’est devant les épreuves que l’on peut mesurer les performances, il a su lever le blocage, et non des moindres, qui caractérisait le système des Nations Unies et notamment de son Conseil de Sécurité, à chaque fois que l’Etat d’Israël était impliqué, le Véto américain sanctionnait toutes les résolutions qui ne lui étaient pas favorables.
La condamnation de l’agression israélienne sur le quartier général de l’OLP à Tunis, à Hammam Chatt, en octobre 1985, par le CS est là pour en témoigner, dans l’histoire contemporaine de l’ONU, de l’efficacité.
Figure de proue de militantisme pour la démocratisation du système, comme tant de laissés pour compte, qui dans les années soixante dix ont été mis à l’écart, pour avoir simplement revendiqué l’ouverture, le droit pour tous les citoyens de participer à la gestion de la Cité, pour reconnaitre le droit à la liberté d’expression, et dans la prise de décision, sur les questions d’intérêt public.
Il a été l’un des fondateurs du MDS, l’un des premiers partis à revendiquer la démocratisation du pouvoir, à oser dire non, au père de la nation, toute une pléiade de patriotes sincères se sont inscrits dans ce combat, Ahmed Mestiri, Radhia Hadded, Hassib Ben Ammar, Sadok Ben Jemaa, Mohamed Salah Bel Hadj, appelant en faveur du citoyen ses droits civiques et politiques, dont ils étaient les privilégiés, au sein du Parti unique, en tant que cadres de premier rang, du parti au pouvoir.
A la croisée des chemins, nous avons préféré nous retirer de l'action partisane, si celle-ci devait nous opposer à nos aînés, dans le parti, choisissant de servir notre pays dans nos domaines de compétence, devant leur refus de l'ouverture, et la participation démocratique des militants, on a choisi de  les « laisser se démerder », lui a poursuivi le combat, malgré les vicissitudes de notre histoire, de nos déchirements, les revendications syndicales et ouvrières, les antagonismes de projets de société, les divergences sur les choix fondamentaux politiques, économiques et sociaux de développement, nos différends et nos différences de par nos convictions pour servir notre pays.
Il a de tout temps favorisé la compétence à l’alternance, soulevant les exaspérations des cadres du département à la centrale, du Ministère des Affaires Etrangères revendiquant leur affectation, partant du principe que l’on ne change pas une équipe performante, pour consacrer le changement.
Premier Ministre, il a su conduire la transition du pays à une période cruciale de son histoire qui aurait pu l’entrainer aux déchirements préjudiciables à son intégrité territoriale et son unité, dans le concert des nations.
Il n’est pas allé jusqu'à renier le résultat du suffrage, bien que la reconnaissance de certains partis souffre de légalité, sur le plan juridique, et forment un non-sens de l’histoire démocratique contemporaine.
La loi sur les partis politiques ne donnant nullement le droit de citer, à se constituer  pour les formations sectaires, qui revendiquent la représentation de  l’un des attributs de notre identité nationale, l’islam, religion de la quasi-totalité du peuple tunisien.
Son dévouement pour faire sortir le pays, honorablement de cette phase trébuchante de sa transition, ne peut être que louable, il a personnifié la réussite face à l’échec, l’engagement face à l’hésitation, la détermination face au tâtonnement, la franchise face à la tergiversation, la clarté face au double discours, la concorde face aux semeurs de haine, de violence et de discorde.